Histoire des rues de Nontron

Couvent des Pères Cordeliers

Couvent construit au XIVe siècle, desservi par l’église Saint-François. Il fut détruit et sur son emplacement furent construit le Palais de Justice, la Gendarmerie et la sous-préfecture. Il en restait de très belles écuries du XVIIe siècle, avec porte de plein cintre, portant la date : 1621, et une toiture à lucarnes, à la Mansard. En 1952, la barbarie moderne a voulu qu’on abatte ce bâtiment après tant d’autres, hélas…

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Rue Debidour

A porté, dans les temps anciens, les mêmes dénominations que la Rue Camille-Chabaneau, mais a conservé plus longtemps le nom de Rue du Rieu-Merdanson, ruisseau qui coulait aux pieds des Remparts de la vieille citadelle. Elle prit le nom de Rue Debidour, en l’honneur de Lois, Elie, Marie, Marc, Antoine DEBIDOUR, né le 31 janvier à Nontron, Professeur à la Faculté de Lettres de l’Université de Paris, auteur de nombreux ouvrages. 

 

Les basses rues

 La rue Debidour longtemps appelée " Basses-Rues ", dénomination encore employée de nos jours par les Nontronnais.

 

Vue générale 5

  

Vue générale

 Place St Etienne et la ville basse

Eglise Notre-Dame des Clercs

Construite sur l’emplacement d’une église du XIIe siècle, Notre-Dame du Reclusage, qui devait son nom à un ermite (reclus) qui y vivait. Son vocable primitif était Notre-Dame des Ronces, qu’elle devait à une statue de la Vierge, pesant près de 80 kilos, qui avait été trouvé à cet endroit, dans un buisson de ronces, par un enfant, vers l’an 1600. La légende veut que cette statue, d’abord transportée en l’église Saint-Etienne, puis en l’église Saint-François, soit revenue miraculeusement à l’emplacement où elle avait été découverte. Dans cette église, des chapelles étaient dédiées à Notre-Dame de l’Assomption et Saint-Mathieu. L’église actuelle a été reconstruite en 1872. Une source miraculeuse jaillit sous l’église, on y accède par un petit escalier (guérison des rhumatismes). Sous la Révolution, cette chapelle a servi de lieu de détention aux prisonniers de guerre espagnols. 

Vue Aerienne sur LEglise

Vue des Poutouloux

Rue Carnot

 

Partie de l’ancienne Grande Rue, qui, au XIVe siècle portait le nom de Grande-Reue de la Cahüe, parce qu’elle menait à la place de ce nom. Sa partie inférieure est quelque fois nommée Rue du Barry, parce qu’elle menait au faubourg (Barri = Faubourg).

Rue Carnot

Place du Canton

Au XIIIe siècle cette place s’appelait Mercadillum, parce qu’un marché s’y tenait habituellement. Elle devint Place Marchadieu vers le XIVe siècle (déformation du premier nom), puis au XII siècle Place du Canton. On y passait des revues militaires. An 1793, elle devint Place de la Révolution, pour retrouver son ancien nom qu’elle porte encore aujourd’hui. 

Place du Canton 1926

La Place du Canton, carte postale datée 1926

Rue Picaud

D’abord rue Chantemiole, rue du Petit Cimetière, puis rue du Cimetière jusque vers 1750 ; devait son nom à un petit cimetière qui s’y trouvait derrière Moustier Saint-Sauveur, entre la Place Agard et la rue Brune. Une petite place (dont l’emplacement subsiste en partie) portait d’ailleurs le nom de Place Petite Cimetière. Cette première partie de la Rue Picaud, s’est aussi appelée Rue des Cordiers, à cause des fabricants de cordes qui y tenaient boutique et aussi Rue Saint Sauveur, à cause du Moustier Saint Sauveur devant lequel elle passait. La seconde partie (de la Rue Brune à l’église actuelle) s’est appelée Rue du Cimetière (parce qu’elle menait au cimetière Saint Mathurin), et Rue Notre-Dame (parce qu’elle conduisait à l’église Notre-Dame des Clercs).

En 1905, le nom de Rue André-Picaud lui fut donné en souvenir d’un ancien Maire de Nontron, bienfaiteur de l’humanité.

Une porte fermait cette voie, face à la Rue de la Croisette.

Rue Picaud

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